dimanche 24 avril 2011
...Ca tiraillait,ça piquait.Le vif du sujet,dans le vif de l'action,dans la peur du moment,nous sommes laches.
Je le disais fréquemment,forniquons,j'étais bete,de dire que nous nous sentirons moins seuls,dès que l'orgasme nous prend,nous ne sommes plus que l'ombre frauduleuse d'une solitude qui nous dépasse.
Ma cigarette,je ne la fume pas parce qu'elle est bonne fiston,ça m’empêche juste de porter mes mains à mon cou.
J'étais ivre le soir où tu m'as rencontré,et je puais cette cigarette,qui m'a prise à 16,et qui tarde à me reprendre,j'étais là,sur le trottoir de ma maison,à me demander où étaient mes clés,alors que je les tenais dans mes mains,je repensais,à la couleur verte de la bouteille,à l'effet placebo que je regrettais,et à ma joie malgré tout de m'en foutre de n'etre qu'un bon à rien ce soir là,tu es venu,tu m'as demandé,de tes petits yeux verts espiègles,si je cherchais quelque chose,j'aurais voulu te répondre autre chose que "mes clés,fils,mes clés",je t'aurais parlé de ma maison que je n'habite pas,parce que je n'y vais que quand l'alcool ne supporte plus mes blagues de vieux bourge dégueulasse,de ce chat qui me toise de regards hautains et de miaulements lassés de me voir tarder à ramener la sardine,de mon arbre qui peine à pousser,parce que la voisine aime le son de la javelle renversé sur le sol,de ces habits que je porte pas,de cette vie que je ne mène pas,de mon propre corps étranger à son essence,de mes ébats avec les putes,et de cet air attendri qu'elles ont quand elles me disent que je mérite de connaitre l'amour,je te parlerais de ce temps,où j'avais connu cette fille,et du temps où je m'en suis foutu de cette garce,des anxiolytiques de ma culpabilité,et des dettes alcoolisées,tout ça je ne te l'ai pas dit,je me suis contenté de répéter "mes clés,mes clés",je pensais que tu n'aurais rien compris,là,j'ai plus d'alcool dans le sang que d'hémoglobine,là,je sais que je suis saoul,et ma conscience me fait mal,je ne sais pas pourquoi j'ai repensé à toi,pourquoi je t'ai appelé,et comment je me suis souvenu de ton numéro de téléphone,ce soir je meurs comme un vieux chien,sur ce même trottoir où tu m'as laissé,cette fois,où tu m'as dit,que je me trompais de clés,et moi l'air hagard,je me suis contenté de t'empoigner la feuille avec le numéro,en pensant secrètement que tu n'étais qu'une fiotte qui faisait son coming out,mon fils,j'aurais aimé la revoi...
-Monsieur,monsieur vous m'entendez,monsieur...
Je le disais fréquemment,forniquons,j'étais bete,de dire que nous nous sentirons moins seuls,dès que l'orgasme nous prend,nous ne sommes plus que l'ombre frauduleuse d'une solitude qui nous dépasse.
Ma cigarette,je ne la fume pas parce qu'elle est bonne fiston,ça m’empêche juste de porter mes mains à mon cou.
J'étais ivre le soir où tu m'as rencontré,et je puais cette cigarette,qui m'a prise à 16,et qui tarde à me reprendre,j'étais là,sur le trottoir de ma maison,à me demander où étaient mes clés,alors que je les tenais dans mes mains,je repensais,à la couleur verte de la bouteille,à l'effet placebo que je regrettais,et à ma joie malgré tout de m'en foutre de n'etre qu'un bon à rien ce soir là,tu es venu,tu m'as demandé,de tes petits yeux verts espiègles,si je cherchais quelque chose,j'aurais voulu te répondre autre chose que "mes clés,fils,mes clés",je t'aurais parlé de ma maison que je n'habite pas,parce que je n'y vais que quand l'alcool ne supporte plus mes blagues de vieux bourge dégueulasse,de ce chat qui me toise de regards hautains et de miaulements lassés de me voir tarder à ramener la sardine,de mon arbre qui peine à pousser,parce que la voisine aime le son de la javelle renversé sur le sol,de ces habits que je porte pas,de cette vie que je ne mène pas,de mon propre corps étranger à son essence,de mes ébats avec les putes,et de cet air attendri qu'elles ont quand elles me disent que je mérite de connaitre l'amour,je te parlerais de ce temps,où j'avais connu cette fille,et du temps où je m'en suis foutu de cette garce,des anxiolytiques de ma culpabilité,et des dettes alcoolisées,tout ça je ne te l'ai pas dit,je me suis contenté de répéter "mes clés,mes clés",je pensais que tu n'aurais rien compris,là,j'ai plus d'alcool dans le sang que d'hémoglobine,là,je sais que je suis saoul,et ma conscience me fait mal,je ne sais pas pourquoi j'ai repensé à toi,pourquoi je t'ai appelé,et comment je me suis souvenu de ton numéro de téléphone,ce soir je meurs comme un vieux chien,sur ce même trottoir où tu m'as laissé,cette fois,où tu m'as dit,que je me trompais de clés,et moi l'air hagard,je me suis contenté de t'empoigner la feuille avec le numéro,en pensant secrètement que tu n'étais qu'une fiotte qui faisait son coming out,mon fils,j'aurais aimé la revoi...
-Monsieur,monsieur vous m'entendez,monsieur...
samedi 23 avril 2011
-Pourquoi ça fait mal?
-Parce que ça doit valoir la peine,et plus on peine,plus on apprécie ce qu'on devient.
-Tu te rends compte que tu dis des conneries?
-Oui.
-Et je fais quoi moi?
-Tu attends.
-Lui?
-Ouais.
-Prends pas ton ton familier.
-C'est que tu me saoules.
-Je fais quoi?
-Pends toi et qu'on en finisse.
-Parce que ça doit valoir la peine,et plus on peine,plus on apprécie ce qu'on devient.
-Tu te rends compte que tu dis des conneries?
-Oui.
-Et je fais quoi moi?
-Tu attends.
-Lui?
-Ouais.
-Prends pas ton ton familier.
-C'est que tu me saoules.
-Je fais quoi?
-Pends toi et qu'on en finisse.
vendredi 22 avril 2011
jeudi 21 avril 2011
Mon vieux,je te le dis,ils nous voient.
Crache sur le sol en sautant sur un seul pied.
Hein? Pourquoi?
Ben,parce qu'ils adorent le spectacle.
Tu m'embrasseras?
Oui,allez sautes.
Je peux chanter en meme temps.
Oui,si tu peux t'arranger pour ne pas me cracher dessus à chaque trémolo.
Oui t'as raison je peux pas faire tout ça en meme temps.
Allez on bouge?
Pour aller où?
J'ai juste envie qu'ils nous voient nous embrasser cette fois.
Ode à Samuel Beckett.
Crache sur le sol en sautant sur un seul pied.
Hein? Pourquoi?
Ben,parce qu'ils adorent le spectacle.
Tu m'embrasseras?
Oui,allez sautes.
Je peux chanter en meme temps.
Oui,si tu peux t'arranger pour ne pas me cracher dessus à chaque trémolo.
Oui t'as raison je peux pas faire tout ça en meme temps.
Allez on bouge?
Pour aller où?
J'ai juste envie qu'ils nous voient nous embrasser cette fois.
Ode à Samuel Beckett.
mercredi 20 avril 2011
Elle,toi,lui eux,le foule des grands,la folle de moi,et une folie de deux mois.
-Qu'est ce qui s'est passé?
-Je ne sais pas.Un jour,je n'avais plus été moi.Elle a tout pris,control compris.
-Tu devrais sortir.
-Tu penses que le vent y fera quelque chose?
-Nous ne sommes plus sentimentaux,il n'y fera rien.
-Il balayera la peine.
-Prends deux millilitres de plus.
-D'accord.
-Et dors le soir.La nuit c'est fait pour dormir.
-Vous en avez de bonnes.
-Qu'est ce qui s'est passé?
-J'ai vu la lumière et elle était noire.
Je ne sais rien de tout cela.
Ce qui a été dit,est fini,ce qui a été vomi,c'est pas joli joli,ce qui fait succomber les foules,ce n'est que le moule.
J'ai été là,s'il y eut été de quoi,j'aurais ramené mes ainés (mes bouquins) et nous aurons viré à bord,à ras-bord,nous aurions fumé mes joints et les feuilles de mes bouquins.La vie semble loin,le temps n'était plus au tango,et je pense à me réfugier au congo,blague à part,le rempart me tue,veux tu t'arreter un moment?Mes slogans : Reviens,mes poisons n'y feront rien,cet été,ce sera encore sans toi.
Ce qui a été dit,est fini,ce qui a été vomi,c'est pas joli joli,ce qui fait succomber les foules,ce n'est que le moule.
J'ai été là,s'il y eut été de quoi,j'aurais ramené mes ainés (mes bouquins) et nous aurons viré à bord,à ras-bord,nous aurions fumé mes joints et les feuilles de mes bouquins.La vie semble loin,le temps n'était plus au tango,et je pense à me réfugier au congo,blague à part,le rempart me tue,veux tu t'arreter un moment?Mes slogans : Reviens,mes poisons n'y feront rien,cet été,ce sera encore sans toi.
samedi 16 avril 2011
Oreiller
Il est 6 h du mat. Pas dormie,pas veillée.Passé la nuit à te chialer,entre deux songes,entre deux remuements de pieds,entre ma bouche bavant,et tout ce qui m'en a fait baver.
6h.Couchée à 8. Somnifères,psychotropes,la nuit a été longue.
6h. La ville se réveille au loin. Je ne la vois pas,je devine aux klaxons bêtes et matinaux de quelques conducteurs mal-élevés.
6h du mat. Je souris en pensant au chiffre,et à mes nuits endiablées.
Seule,seule avec la lourde et froide brise matinale.
Seule dans un lit qui craque sous mes remuements de pieds.
6 h et plus de 12 à te pleurer. 6h et une vie bête à chialer.
6h.Couchée à 8. Somnifères,psychotropes,la nuit a été longue.
6h. La ville se réveille au loin. Je ne la vois pas,je devine aux klaxons bêtes et matinaux de quelques conducteurs mal-élevés.
6h du mat. Je souris en pensant au chiffre,et à mes nuits endiablées.
Seule,seule avec la lourde et froide brise matinale.
Seule dans un lit qui craque sous mes remuements de pieds.
6 h et plus de 12 à te pleurer. 6h et une vie bête à chialer.
Promis
Je suis un idiot de passage.
Un de ceux que tu oublieras dans d'autres draps.
Un de ceux qui crèveront seuls dans leurs coins
...Parce que ça aurait toi sinon ça aurait été rien.
Un de ceux que tu oublieras dans d'autres draps.
Un de ceux qui crèveront seuls dans leurs coins
...Parce que ça aurait toi sinon ça aurait été rien.
Ma bite rigide régirait le Tibet.Beta,la bête téta. Tête d'enclume,enclos et rêve de bas age.Agencement et déterritorialisation.Terre butée;terre à vif.Veuf le boeuf,le boeuf veuf se dit keuf.Faux cul et cul pendu,lèvres charnues.Charogne.Borgne.La charogne borgne rogne les ignominies des gnomes.Nommée,butée,enterrée,ratée,les ratures,soulignées les lignes de ta droiture.
Dure,j'ai la bite dure.
Dure,j'ai la bite dure.
Serment,sers m'en un peu
Nos ages privés d'un sage,d'amarrages,et les atterrissages se font désirer.
Ça ne pouvait qu'empirer de toutes façons.
Façonnes toi au gré des pages,disait les seuls sages dont j'ai hérité les adages.
Nous avons la rage,et tous les pasteurs n'y pourront rien.
Nous nous assommons apeurés,paranos de nos oreillers,nos oreilles aux gués,contre gré,nous dormons,avec cette putride idée que demain ,un cri allait nous rider,au mieux nous éradiquer,balancer,façonner.
Le soleil a la bienséance des cieux,les hommes,les atermoiements de la trivialité.
Et les fous rient,rient,rient et prient.
Et les fous prient,prient,prient et meurent.
Ça ne pouvait qu'empirer de toutes façons.
Façonnes toi au gré des pages,disait les seuls sages dont j'ai hérité les adages.
Nous avons la rage,et tous les pasteurs n'y pourront rien.
Nous nous assommons apeurés,paranos de nos oreillers,nos oreilles aux gués,contre gré,nous dormons,avec cette putride idée que demain ,un cri allait nous rider,au mieux nous éradiquer,balancer,façonner.
Le soleil a la bienséance des cieux,les hommes,les atermoiements de la trivialité.
Et les fous rient,rient,rient et prient.
Et les fous prient,prient,prient et meurent.
dimanche 10 avril 2011
Juxtaposition
Position
Scions
Ionisez
Zeste
Teste
Étête
Tètes
Testament
Ment
Mont
Montagne
Bagne
Babylon
Bilan
Lampe
Pompe
Estompe
Tempe
Empire
Pire
Ironie
Rogne
Borgne
Boulogne
Boulange
Ange
Lounge
Longes
Songes
Gestes
Statistiques
Tactique
Optique
Ethique
Ethnique
Niques
Quiconque
King Kong
Kong fu
Fugue
Gay
Guai
Gaie
Oligarchie
Gachis
Garce
Race
Mars
Tasse
Masse
Fesse
Messe
S
Chiasse
Bonasse
Face
Pile
Il
Léopoldine
Paul
Saint-Paul
Poulpe
Poux
Pouls
Pale
Avale
Vaseline
Celine
Linéaire
Binaire
Ere
Erre
Terre
Mère
Père
Frère
Prière
Pierre
Mièvre
Lèvres
Fièvre
Pieuvre
Pauvre
Preuve
Reve
Traum
Mome
Atome
Somme
Fantome
Man antom?
Position
Scions
Ionisez
Zeste
Teste
Étête
Tètes
Testament
Ment
Mont
Montagne
Bagne
Babylon
Bilan
Lampe
Pompe
Estompe
Tempe
Empire
Pire
Ironie
Rogne
Borgne
Boulogne
Boulange
Ange
Lounge
Longes
Songes
Gestes
Statistiques
Tactique
Optique
Ethique
Ethnique
Niques
Quiconque
King Kong
Kong fu
Fugue
Gay
Guai
Gaie
Oligarchie
Gachis
Garce
Race
Mars
Tasse
Masse
Fesse
Messe
S
Chiasse
Bonasse
Face
Pile
Il
Léopoldine
Paul
Saint-Paul
Poulpe
Poux
Pouls
Pale
Avale
Vaseline
Celine
Linéaire
Binaire
Ere
Erre
Terre
Mère
Père
Frère
Prière
Pierre
Mièvre
Lèvres
Fièvre
Pieuvre
Pauvre
Preuve
Reve
Traum
Mome
Atome
Somme
Fantome
Man antom?
jeudi 7 avril 2011
Les mains tremblent,de fond en comble,tu es beau,et pour une fois,je ne suis pas un homme.
Il faut avoir les cheveux courts,regarder les autres leur faire la cour,porter des robes,et s'enrober les jours de soleil,à l'éveil.
Il faut regarder l'astre en face,etre aveuglée par la lumière et cacher ses prières derrière l'air bête d'une certaine tete,en particulier.
N'y comprendra rien.
Et c'est très bien.
Il faut avoir les cheveux courts,regarder les autres leur faire la cour,porter des robes,et s'enrober les jours de soleil,à l'éveil.
Il faut regarder l'astre en face,etre aveuglée par la lumière et cacher ses prières derrière l'air bête d'une certaine tete,en particulier.
N'y comprendra rien.
Et c'est très bien.
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