"Il suffit d'y croire" lui dit-on.
Il n'était plus très jeune,il n'était pas très grand,mais il avait gardé le ton,le ton de celui qui y avait cru.
77 ans,il savait que c'était son chiffre,que le gouffre s'ouvrait sous ses pieds,que ça lui donnait un air niais,que des mains ou surement le destin allait lui voler son joli butin.
"On n'a 77 ans qu'une fois dans sa vie."
77 ans à haleter comme un chien,un rien de bien,une malheureuse rengaine des siens.
Et la foi?tarie,autant dire que même le peuple réclamait son avanie.
Cette nuit là,il avait veillé,il avait ruminé une toux,palpé son pouls,se proclama fou,foutu,pendu au lendemain qui ne venait pas.
A 7 heures,il se disait toujours que son chiffre n'est qu'un méchant toc.
La salle l'avale déjà.Il y entra et ferma l'enclos,Ben ali regarda son lot,crème et fards,micro et présemptoire.
"Croire en ses avoirs" balbutia-t-il.
Devant lui,des gens qu'il avait engagé,d'autres soudoyés ou bien torturés,et cette caméra qui fera que son agora l'écoutera enfin.
Il prit son souffle,redressa sa touffe et calomnia sa pouffe.
"....ايها المواطنون ايتها المواطنات"
Tunis le 23/01/11
mardi 25 janvier 2011
jeudi 20 janvier 2011
mardi 18 janvier 2011
lundi 10 janvier 2011
Les rimes servent elles de cimes au mal qui nous avale?
Quoi chanter quand les morts réclament un requiem,un requiem à l'heure où nos larmoiements se mentent,où toutes nos phrases sont de ridicules hyperboles?
Comment transformer transfigurer transcender un silence baigné d'amers sanglots en un hymne que l'on arrive plus à chanter?
Comment tarir un rire que nous demande nos familles apeurées?
Comment feindre l'affairement des Remy sans familles et des vieilles blanche neige empoisonnées?
Que me valent mes mots quand d'un geste un corps rend l'âme,une vie s'éteint,des rêves s'effondrent?
Comment oserais je chanter manger briller quand la postérité n'aura que les supplices de l'hérédité?
Comment pensez vous que je l'avale mon café?Comment voudriez vous que j'arrête de fumer?
De là où je suis,je suis la seule à porter le deuil en quelques pièces vestimentaires noircies,je suis la seule à avoir honte que les larmes m'arrivent à la gorge et ne giclent plus sur ma face de petite fille de bourges.
De là où je suis,les hommes font semblant,le carnaval bat son plein,le festin attend encore ceux là,et les coeurs sont endormis,vieillis et vampirisés.
Je continue dans ma honte,je tape ce texte et je supplie les cieux de donner un sens à une fosse commune prochaine.
A tous les cris de haine,les enveloppes charnelles auront leurs cimes,et toutes mes rimes leur seront dédiées qu'elles soient requiem ou simples hyperboles d'une fillette qui se noie dans son bol de céréales.
Pardon.
Quoi chanter quand les morts réclament un requiem,un requiem à l'heure où nos larmoiements se mentent,où toutes nos phrases sont de ridicules hyperboles?
Comment transformer transfigurer transcender un silence baigné d'amers sanglots en un hymne que l'on arrive plus à chanter?
Comment tarir un rire que nous demande nos familles apeurées?
Comment feindre l'affairement des Remy sans familles et des vieilles blanche neige empoisonnées?
Que me valent mes mots quand d'un geste un corps rend l'âme,une vie s'éteint,des rêves s'effondrent?
Comment oserais je chanter manger briller quand la postérité n'aura que les supplices de l'hérédité?
Comment pensez vous que je l'avale mon café?Comment voudriez vous que j'arrête de fumer?
De là où je suis,je suis la seule à porter le deuil en quelques pièces vestimentaires noircies,je suis la seule à avoir honte que les larmes m'arrivent à la gorge et ne giclent plus sur ma face de petite fille de bourges.
De là où je suis,les hommes font semblant,le carnaval bat son plein,le festin attend encore ceux là,et les coeurs sont endormis,vieillis et vampirisés.
Je continue dans ma honte,je tape ce texte et je supplie les cieux de donner un sens à une fosse commune prochaine.
A tous les cris de haine,les enveloppes charnelles auront leurs cimes,et toutes mes rimes leur seront dédiées qu'elles soient requiem ou simples hyperboles d'une fillette qui se noie dans son bol de céréales.
Pardon.
samedi 8 janvier 2011
Les rudiments d'un affligeant dépaysement.
J'ai le mal du pays.Je me ballade dans les rues,vieillie, ramollie,enlaidie,j'entame une pente,j'esquive une feinte,je marchande mes mots et me prostitue la tranche sans oser faire la manche.
Je me cherche du boulot,mon lot du gâteau,ma part des rengaines de Sartre et de la caféine de Mont-Martre,rien à faire,je passe,crache sur les vitrines et espère encore vendre des rimes, même les plus intimes.
Ça me fait rire les "revenez dans quelques jours",les plaisanteries à terme court,les âneries qu'il me faut chiffonner sur mon pauvre petit curriculum vitae,privé d'un bac+ 20,alors que j'en ai 21 d'ans,meme que ça en fait du temps ,oui ça en fait...
J'ai des idées pourtant,j'ai même de la fierté dites donc,pas pour autant qu'ils en veulent de mes contes de faits.
Ah que c'est niais!
Et puis merde,demain je les crame tous ces livres,qui me rendant ivre,m'ont quand meme fermé toutes les portes de l'ébriété.
Je me cherche du boulot,mon lot du gâteau,ma part des rengaines de Sartre et de la caféine de Mont-Martre,rien à faire,je passe,crache sur les vitrines et espère encore vendre des rimes, même les plus intimes.
Ça me fait rire les "revenez dans quelques jours",les plaisanteries à terme court,les âneries qu'il me faut chiffonner sur mon pauvre petit curriculum vitae,privé d'un bac+ 20,alors que j'en ai 21 d'ans,meme que ça en fait du temps ,oui ça en fait...
J'ai des idées pourtant,j'ai même de la fierté dites donc,pas pour autant qu'ils en veulent de mes contes de faits.
Ah que c'est niais!
Et puis merde,demain je les crame tous ces livres,qui me rendant ivre,m'ont quand meme fermé toutes les portes de l'ébriété.
jeudi 6 janvier 2011
Hasta la muerte.
Les démons rient,démons de ma nuit,démons de minuit,les deux maux rient,me scient,et je crie,c'est sidérant.Le sang ne gicle pas,la couardise me nargue,mon sang se fait infusion et le fait est que l'intrusion s'est faite.Ils me scient.
Saleté.
Les démons tournent,tournent,chantonnent la messe noire,les ombres déambulent,les bulles de l'enfance se condensent dans le noir,le châtiment,rude,n'enlève rien à mon "prude".Je négocie le vide,je leur chiale mes râles,et me retrouve à flotter dans la pénombre,à ramer pour attraper ces sales spectres de mes deux,de mes deux mains,les étouffer,et étouffer ce mal touffu,qui rend mon corps diffus.
Les défunts me hantent et la fin se rapproche,la Rispéridone se propage dans mon sang,mon calme se joint entre temps à notre cirque,et je reste là,lasse,froide moite,les mains jointes,cherchant Dieu dans ces ténèbres aveuglants,cherchant le pieu,je les épie,et l'avanie je la leur promets,je ramène la couverture et couvre un corps qui,haletant,s'est cru atone.
Une sale nuit d'un triste Janvier.
Saleté.
Les démons tournent,tournent,chantonnent la messe noire,les ombres déambulent,les bulles de l'enfance se condensent dans le noir,le châtiment,rude,n'enlève rien à mon "prude".Je négocie le vide,je leur chiale mes râles,et me retrouve à flotter dans la pénombre,à ramer pour attraper ces sales spectres de mes deux,de mes deux mains,les étouffer,et étouffer ce mal touffu,qui rend mon corps diffus.
Les défunts me hantent et la fin se rapproche,la Rispéridone se propage dans mon sang,mon calme se joint entre temps à notre cirque,et je reste là,lasse,froide moite,les mains jointes,cherchant Dieu dans ces ténèbres aveuglants,cherchant le pieu,je les épie,et l'avanie je la leur promets,je ramène la couverture et couvre un corps qui,haletant,s'est cru atone.
Une sale nuit d'un triste Janvier.
dimanche 2 janvier 2011
Tous commentaires tapés avec la frénésie de mains conscientes et consciencieuses sont les bienvenus.
Merci à tous ceux qui ont un jour senti mes mots,merci à tous ceux qui ont laissé la porte de la littérature ouverte et même entrebâillée ,et que mes humbles syllabes ont pu franchir,un tant soit peu.
Merci à tous ceux qui ont un jour senti mes mots,merci à tous ceux qui ont laissé la porte de la littérature ouverte et même entrebâillée ,et que mes humbles syllabes ont pu franchir,un tant soit peu.
le 2 janvier 2011,
L'humain est un tas de chair enveloppant une âme,qui tantôt s'enlaidit de sa relativité tantôt s'éprend de grands idéaux,qui à un certain moment,ne pouvant que le dépasser,le transforme en un pittoresque amas d'humus.
------------------------------------------------------------------------------
Folies ordinaires,tristes héritières,d'ancêtres vagabonds et de vagues rudiments,essoufflés par le temps.
------------------------------------------------------------------------------
Lasse,lasse,quant au préface,n'est jamais que le début d'un présage,triste et morne,à en faire chialer,roches et débauches.
------------------------------------------------------------------------------
De fond en comble,la vie,ça ne me réussit pas.
Quant aux pas de mon chat,égaré et affamé,ailleurs,quelque part,ne résonnant,pas plus,pas moins,que les mi minor,d'une vie sonore qui de plus de n'avoir de gout,est un monstre beaucoup trop rustre.
------------------------------------------------------------------------------
Folies ordinaires,tristes héritières,d'ancêtres vagabonds et de vagues rudiments,essoufflés par le temps.
------------------------------------------------------------------------------
Lasse,lasse,quant au préface,n'est jamais que le début d'un présage,triste et morne,à en faire chialer,roches et débauches.
------------------------------------------------------------------------------
De fond en comble,la vie,ça ne me réussit pas.
Quant aux pas de mon chat,égaré et affamé,ailleurs,quelque part,ne résonnant,pas plus,pas moins,que les mi minor,d'une vie sonore qui de plus de n'avoir de gout,est un monstre beaucoup trop rustre.
أنا مش كافر
بس الجوع كافر
انا مش كافر
بس المرض كافر
انا مش كافر
بس الفقر كافر
والزل كافر
انا مش كافر
لكن شو بعملك
إذا اجتمعوا فيي
كل الاشيا الكافرين
انا مش كافر
بس الجوع كافر
انا مش كافر
بس المرض كافر
انا مش كافر
بس الفقر كافر
والزل كافر
انا مش كافر
لكن شو بعملك
إذا اجتمعوا فيي
كل الاشيا الكافرين
انا مش كافر
بس المرض كافر
انا مش كافر
بس الفقر كافر
والزل كافر
انا مش كافر
لكن شو بعملك
إذا اجتمعوا فيي
كل الاشيا الكافرين
انا مش كافر
بس الجوع كافر
انا مش كافر
بس المرض كافر
انا مش كافر
بس الفقر كافر
والزل كافر
انا مش كافر
لكن شو بعملك
إذا اجتمعوا فيي
كل الاشيا الكافرين
يللي بصللي الاحد
يللي بصللي الجمعة
وقاعد يفلح فينا
على طول الجمعة
يللي بصللي الجمعة
وقاعد يفلح فينا
على طول الجمعة
يللي بصللي الاحد
يللي بصللي الجمعة
وقاعد يفلح فينا
على طول الجمعة
يللي بصللي الجمعة
وقاعد يفلح فينا
على طول الجمعة
هو يللي دين قال
وأنا يللي كافر عال
راجعوا الكتب السمويي
راجعوا كلام القادر
وأنا يللي كافر عال
راجعوا الكتب السمويي
راجعوا كلام القادر
انا مش كافر
بس الجوع كافر
انا مش كافر
بس المرض كافر
انا مش كافر
بس الفقر كافر
والزل كافر
انا مش كافر
لكن شو بعملك
إذا اجتمعوا فيي
كل الاشيا الكافرين
بس الجوع كافر
انا مش كافر
بس المرض كافر
انا مش كافر
بس الفقر كافر
والزل كافر
انا مش كافر
لكن شو بعملك
إذا اجتمعوا فيي
كل الاشيا الكافرين
انا مش كافر
بس البلد كافر
أنا مقبور ببيتي
مش قادر هاجر
وعم تاكللي الامي بتمي
وأكلك قدامك يا عمي
وإذا بكفر بتإللي كافر
معمع الدول الغربية
ومبلغ بكل المخافر
انا مش كافر
هيدا انت الكافر
انا مش كافر
ما دام انت الكافر
انا مش كافر
قلنا مين الكافر
وعرفوا مين الكافر
انا مش كافر
مثل ما عم قللك
عم بتحط فيي
كونك شيخ الكافرين
بس البلد كافر
أنا مقبور ببيتي
مش قادر هاجر
وعم تاكللي الامي بتمي
وأكلك قدامك يا عمي
وإذا بكفر بتإللي كافر
معمع الدول الغربية
ومبلغ بكل المخافر
انا مش كافر
هيدا انت الكافر
انا مش كافر
ما دام انت الكافر
انا مش كافر
قلنا مين الكافر
وعرفوا مين الكافر
انا مش كافر
مثل ما عم قللك
عم بتحط فيي
كونك شيخ الكافرين
Zied Rahbani
Inscription à :
Articles (Atom)