Au delà de la raison,il y a la mort.
Au simple retroussement de manches,nous nous activons à l'oublier.
Au fait que la vie peut s'évanouir à un pâté de maison près.
Aux raisons qu'il faut réciter,pour se dire sain.
A la satiété quand nous tuons.
A la léthargie quand nous nous faisons tuer.
Aux bribes d'une consciente mourante quand tout se sera dissipé,
Quand au creux d'une épaule un homme chanceux s’essoufflera,
Quand le purgatoire enchaînera les plus malheureux,
Quand une immuable vertu nous sauvera de la perdition.
Le mal ne se connait pas,le mal ne connait que les pieux,les saints et les puritains,
Le mal ne se connait pas,le mal se vit ou fait périr
Le mal avale et ne recrache pas
Le mal s'avale se boit se mange et ne s'exorcise pas
Vous pouvez goûter à toutes les liqueurs de l'ébriété,vous faire oublier,vous cacher
Nous n'en serons pas moins damnés
Vous penserez aux nymphes,aux courbes et aux belles voix
Mais un simple son réveillera le meurtre de Caïn
Une larme ressuscitera les râles d'Abel
Et le réveil rude de Gaïa vous le dira
Vous n’êtes que le fils,le digne fils d'Adam.
mercredi 30 mars 2011
mardi 22 mars 2011
Âme,
Amarrage,
A ma rage,
La flagellation
Prends y garde
et montes ta garde
Fais le guet
Le muet
Le gai
Un peu gay
Ou juste tires un trait
Sur le passé
Du temps de guêpes
et des guépards
La rime est au faire mal
La fente
Incombe
Et le comble
C'est qu'il n'y pas de honte
A etre creux
le cou largué aux cieux
Avoir
Le pouvoir
Des faux mots
Des faux maux
Rend le mont mensonger sans songer qu'au sommet "s'annule tous ses effets"
Poésie réprimée n'ayant ni queue ni tete,ne servant qu'à alimenter des pulsions textuelles.
Amarrage,
A ma rage,
La flagellation
Prends y garde
et montes ta garde
Fais le guet
Le muet
Le gai
Un peu gay
Ou juste tires un trait
Sur le passé
Du temps de guêpes
et des guépards
La rime est au faire mal
La fente
Incombe
Et le comble
C'est qu'il n'y pas de honte
A etre creux
le cou largué aux cieux
Avoir
Le pouvoir
Des faux mots
Des faux maux
Rend le mont mensonger sans songer qu'au sommet "s'annule tous ses effets"
Poésie réprimée n'ayant ni queue ni tete,ne servant qu'à alimenter des pulsions textuelles.
lundi 21 mars 2011
H,38 ans,divorcée deux fois,cherche compagnon pour de longues heures d'escapades nocturnes
Je ne sais pas,mais il me semble avoir des souvenirs de vous,je suis bien consciente que je viens de vous connaitre mais voyez vous ce truc ce machin chose ce gout de déjà vu sur lequel les scientifiques auraient peut être du se pencher,ou peut être bien qu'ils l'ont déjà,ces sournois gardent le meilleur pour eux de toutes façons,mon air conspirationniste est faux,et ce que je dis est vrai,vous y croyez vous à leur humanisme,n'est il pas ivre celui qui a instauré l'idéologie humaniste,tous des branleurs je vous le dit,à se prendre pour des évêques détenant des vérités absolues,nos visions rétrogrades cachées derrière des projets humains,bienveillants et bienséants me dégoutent,qu'avons nous fait à part enchanter le diable et ravir nos pulsions? Nous sommes des fils ingrats,sinon votre chemise vous va à ravir,le bleu ravive l'éclat de vos yeux.
Quoi?Vous partez?Déjà?
Quoi?Vous partez?Déjà?
Bonne nuit
Bilan.
J'ai beau remuer les recoins poussiéreux d'une chambre puant le tabagisme infantile,il ne me reste plus de clopes.Depuis quelques temps,mes nuits sont longues,les paquets vidés un peu trop vite,et le souffle un peu trop court.
Une autre nuit qui s'annonce longue et chiante.Je suis même sure que je revisionnerai ma vie ce soir et les 8 d de somnifères n'y feront rien.
Aucune envie de poétiser,le crachat cette fois ne sera pas dilué.
01:30
Je ne sais pas pourquoi mais je repense soudainement à ce gosse dont le père s'est plaint sur une radio que le petit jouait trop,le papa,digne collectionneur des certificats de ratage de vie,avait l'air vraiment inquiet et l'animatrice dans son délire a même traité le gamin d'ado alors qu'il venait de fêter ses dix ans.
Je me souviens avoir poussé un juron,vite réprimé.
Devant l'absurde de ces vies enchaînées tracées formalisées et cachetées,je n'ai jamais eu d'autre réaction que les jurons.
Là,je me dis que le gamin est soit rentré avec plein de crayons de couleurs d'un bureau de psy que j'ai surement du croiser,ou bien entrain de larmoyer de tout son corps pour le match de foot qui lui a valut la raclée du siècle.
Les gosses c'est des feuilles vierges sur lesquelles les adultes tracent leurs conneries avec des feutres indélébiles pour ensuite les orner de fleurs avec de jolis crayons de couleurs repêchés chez tonton le docteur.
Si l'humanité avait compris un tant soit peu ces simples réflexions,j'aurais dormi comme un bébé ce soir.
J'ai beau remuer les recoins poussiéreux d'une chambre puant le tabagisme infantile,il ne me reste plus de clopes.Depuis quelques temps,mes nuits sont longues,les paquets vidés un peu trop vite,et le souffle un peu trop court.
Une autre nuit qui s'annonce longue et chiante.Je suis même sure que je revisionnerai ma vie ce soir et les 8 d de somnifères n'y feront rien.
Aucune envie de poétiser,le crachat cette fois ne sera pas dilué.
01:30
Je ne sais pas pourquoi mais je repense soudainement à ce gosse dont le père s'est plaint sur une radio que le petit jouait trop,le papa,digne collectionneur des certificats de ratage de vie,avait l'air vraiment inquiet et l'animatrice dans son délire a même traité le gamin d'ado alors qu'il venait de fêter ses dix ans.
Je me souviens avoir poussé un juron,vite réprimé.
Devant l'absurde de ces vies enchaînées tracées formalisées et cachetées,je n'ai jamais eu d'autre réaction que les jurons.
Là,je me dis que le gamin est soit rentré avec plein de crayons de couleurs d'un bureau de psy que j'ai surement du croiser,ou bien entrain de larmoyer de tout son corps pour le match de foot qui lui a valut la raclée du siècle.
Les gosses c'est des feuilles vierges sur lesquelles les adultes tracent leurs conneries avec des feutres indélébiles pour ensuite les orner de fleurs avec de jolis crayons de couleurs repêchés chez tonton le docteur.
Si l'humanité avait compris un tant soit peu ces simples réflexions,j'aurais dormi comme un bébé ce soir.
dimanche 20 mars 2011
Au fond,ma vie a été un ultime mariage inavoué entre un insupportable Beckett et un sombre Dostoïevski
Tout est permis dans la tête d'un homme,en somme,à chaque fois que ma conscience devient volatile,je suis,comme tout homme,capable du pire.
Si on associe vos démons à un trauma d'enfance,vos transes à un état convulsif,votre ébriété à de l'alcoolisme,et votre luxure à de la nymphomanie,c'est qu'après quelques grammes de anxiolytiques ou de psychotropes,vous êtes à nouveau dans le rang chaleureux de la bienséance et du civisme humain.
Pour moi,le divan était trop cher à entretenir.
Depuis mes 5 ans,les gens m'évitent,certains disent que derrière mes cheveux quelque peu verdâtre,se mue un mal,que seul Dieu tarira,d'autres s'amusent à m'épier dans les sentiers lorsque seule la lumière des réverbères les éclairent,et d'autres l'air soucieux consolent ma pauvre mère,en lui promettant une pieuté sans égale contre des liqueurs étranges et surtout bon marché.
N'ayant jamais fini leurs plaisanteries de basse cour,ne s'étant jamais dit que je n'étais qu'un gars que la vie traitait mal,ne s'étant jamais mis en tête que le mal qu'ils voyaient en moi,je passais mes nuits à l'exorciser.
A l'heure où je vous fais chier avec ce récit post convalescence,le gout amer des clopes dans ma bouche ranime l'affliction des jours où mon hérésie obligeait ceux qui m'entouraient à m’enchaîner à mon lit.
Je n'ai pas la stupide prétention de m'aventurer à vous écrire un second "crimes et châtiments",je n'ai pas non plus assez de clarté pour narrer les soirs où je ne pouvais qu'être une fiotte dans ce lit pénitentiel,je n'ai pas non plus l'envergure d'un poète pour pouvoir vous apostropher autrement que d'un "l'amour est la rédemption des gamins gauches élevés au gré des séances d'exorcisme."
A suivre (ou pas).
Si on associe vos démons à un trauma d'enfance,vos transes à un état convulsif,votre ébriété à de l'alcoolisme,et votre luxure à de la nymphomanie,c'est qu'après quelques grammes de anxiolytiques ou de psychotropes,vous êtes à nouveau dans le rang chaleureux de la bienséance et du civisme humain.
Pour moi,le divan était trop cher à entretenir.
Depuis mes 5 ans,les gens m'évitent,certains disent que derrière mes cheveux quelque peu verdâtre,se mue un mal,que seul Dieu tarira,d'autres s'amusent à m'épier dans les sentiers lorsque seule la lumière des réverbères les éclairent,et d'autres l'air soucieux consolent ma pauvre mère,en lui promettant une pieuté sans égale contre des liqueurs étranges et surtout bon marché.
N'ayant jamais fini leurs plaisanteries de basse cour,ne s'étant jamais dit que je n'étais qu'un gars que la vie traitait mal,ne s'étant jamais mis en tête que le mal qu'ils voyaient en moi,je passais mes nuits à l'exorciser.
A l'heure où je vous fais chier avec ce récit post convalescence,le gout amer des clopes dans ma bouche ranime l'affliction des jours où mon hérésie obligeait ceux qui m'entouraient à m’enchaîner à mon lit.
Je n'ai pas la stupide prétention de m'aventurer à vous écrire un second "crimes et châtiments",je n'ai pas non plus assez de clarté pour narrer les soirs où je ne pouvais qu'être une fiotte dans ce lit pénitentiel,je n'ai pas non plus l'envergure d'un poète pour pouvoir vous apostropher autrement que d'un "l'amour est la rédemption des gamins gauches élevés au gré des séances d'exorcisme."
A suivre (ou pas).
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