vendredi 24 mai 2013

J'ai des fois d'insurmontables envies de froid éternel.
D'ici le grand saut, qui ne viendra jamais, je me rabats sur les petites morts.

Ce blog crèvera sûrement, par compensation.

mercredi 22 mai 2013

Il faudra simplement se rappeler qu'il fut vain d'essayer qu'il sera toujours aussi vain d'essayer.
Un des commandements de l'amour est que tu ne le tueras point.

22-05-2013
2 années, 3 mois et 8 jours après.

mercredi 15 mai 2013

Il est des moments où pendant un millième de seconde le corps et l'âme se trouvent pris de la douleur du monde, du poids de ses péchés, des tourments de ses vertus et de son histoire abominable. Ce point temporel dans la lignée d'un individu se joint à un autre point spatial, où les portes des enfers s'ouvrent accueillantes et où celles du paradis se ferment dans un brouhaha des plus mélodieux. Là où l'être est jeté, entier, pour ne ressortir de ce gouffre inexistant,qu'aussi vivant que mort.
Ce sont là, peut-être, les instants privilégiés d'un épileptique dans sa crise, d'une hystérique dans sa rage ou d'un bipolaire dans sa mélancolique contemplation.
La douleur n'est pas que physique. Et du moment où elle ne l'est pas totalement, l'Homme s'acharnera à l'étiqueter, nuit et jour, dans une rage impuissante qui ne fera qu’accroître cet enfer des sens et de la raison, sans jamais la qualifier ou la définir, réellement.

I'm the one who is watching...you.


21th century schizoid man


-Unhappy? Really? What a shame! 3 billions human beings have been suffering over 29678975 thousand millions years, honestly i can't feel sorry for you.
-Yeah, you're definitely right, empathy is a rare curse.

lundi 13 mai 2013

dimanche 12 mai 2013

"Et la seule personne que je déteste assez au point de lui tirer dessus, c'est moi même."

Le paroxysme du mal-être ce n'est pas de gémir à tue-tête ou d'être pris par une douleur quelconque; le véritable mal, le seul et unique qui puisse assaillir une âme, au point de hurler sa damnation et son châtiment, c'est l'absence de toute émotion, de tout sentiment.
Je crois que je suis à la cime d'un édifice, bâti avec du sang, esquissé de déceptions et de mortifications, infligés pour la plupart avec mon propre consentement.
C'est même devenu désagréable d'en parler, de l'écrire, de se dire "malheureuse". Il n'y a là aucune information, aucun fait qui vaudrait la peine d'être signalé.
Je ne suis qu'un chaînon d'un assortiment de personnes affligées, perdues entre un paraître sain, et un être mordu, déchiqueté par la vie et ses déconvenues.
C'est peut-être ce qu'il y a de plus malsain au sujet du malheur, c'est qu'il est rarement le propre d'une seule personne.
La seule différence qui pourrait justement faire toute la différence, c'est que certains portent leurs masques avec ravissement, tandis que d'autres peinent encore à se trouver le sourire ou le rire qui pourrait leur être assorti.