Tout est permis dans la tête d'un homme,en somme,à chaque fois que ma conscience devient volatile,je suis,comme tout homme,capable du pire.
Si on associe vos démons à un trauma d'enfance,vos transes à un état convulsif,votre ébriété à de l'alcoolisme,et votre luxure à de la nymphomanie,c'est qu'après quelques grammes de anxiolytiques ou de psychotropes,vous êtes à nouveau dans le rang chaleureux de la bienséance et du civisme humain.
Pour moi,le divan était trop cher à entretenir.
Depuis mes 5 ans,les gens m'évitent,certains disent que derrière mes cheveux quelque peu verdâtre,se mue un mal,que seul Dieu tarira,d'autres s'amusent à m'épier dans les sentiers lorsque seule la lumière des réverbères les éclairent,et d'autres l'air soucieux consolent ma pauvre mère,en lui promettant une pieuté sans égale contre des liqueurs étranges et surtout bon marché.
N'ayant jamais fini leurs plaisanteries de basse cour,ne s'étant jamais dit que je n'étais qu'un gars que la vie traitait mal,ne s'étant jamais mis en tête que le mal qu'ils voyaient en moi,je passais mes nuits à l'exorciser.
A l'heure où je vous fais chier avec ce récit post convalescence,le gout amer des clopes dans ma bouche ranime l'affliction des jours où mon hérésie obligeait ceux qui m'entouraient à m’enchaîner à mon lit.
Je n'ai pas la stupide prétention de m'aventurer à vous écrire un second "crimes et châtiments",je n'ai pas non plus assez de clarté pour narrer les soirs où je ne pouvais qu'être une fiotte dans ce lit pénitentiel,je n'ai pas non plus l'envergure d'un poète pour pouvoir vous apostropher autrement que d'un "l'amour est la rédemption des gamins gauches élevés au gré des séances d'exorcisme."
A suivre (ou pas).
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