La grisaille automnale couve des corps éparpillés sur une terre qui peine à se fertiliser...
Je suis de ces enfants d'automne,nés des soirs de pleine lune...
Je suis cette fillette dont le biberon a été jeté d'un troisième étage...
Je suis cette âme errante,garante de ses responsabilités,fervente de ses rêves refoulés..
Je suis amputée,et un orphelin n'est qu'un amputé au fond...
Des jeux ? A quoi bon ? Quand on est un double je,monopoly et scrabble c'est bon pour les fils à papa,les filles à maman..Moi,je suis amputée..
L'intime s'égare,je sais faire,je suis d'un machiavélisme quand il s'agit des mots,je suis un loup et mon chaperon est un verbe..
Je suis la gosse d'une ère où le personnel est une fiche à remplir,alors que valent ces réprimandes..Nudisme textuel vous dites?
Que l'on m'excuse alors ma bonne foi,et mon coeur suant la naïveté..Mais je préfère les cabarets des textes aux bars à putes.
22 piges bonté divine,à croire que je l'avais méritée cette vieillesse prématurée,à croire que je l'avais cherchée,à croire que je suis un exilé qui n'a jamais quitté le sol de sa patrie...A croire que pour toucher un lecteur,il faudrait avoir purger ses peines,dans toute la virulence d'un enfer terrestre.
Je suis cette gosse de la lune,et ma mer est ma mère,simple rhétorique de passage,mais quand je vous l'avez dit,de mes yeux puant le deuil,vous aviez pensé que ce n'était que de simples métaphores de passage d'une amputée qu'on calme et que cette sur-dosée n'est que sous-dosée.
Il y a certains deuils bien particuliers.Ces deuils là sont tranchants,assassins,virulents et monstrueux.
Les deuils des vivants.
Aux deux F et à Mémo.
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