dimanche 1 janvier 2012

Rodion Raskolnikov (Crime et châtiment, Fedor Dostoïevski, 1866)

-Je prierai pour toi.

La voix est près, toute proche, je l'entends, L semble déterminée, L semble vouloir la paix, je n'en crois plus mes oreilles.
Il paraît que le paradis est dans le regard de l'amant, que la misère est purgatoire, et que l'égarement est la causalité du chemin droit.
Enfin, à l'entendre, à nous voir, à tout résumer, notre vie n'est qu'une psalmodie.

Les années d'avanie, de haine, de rage confinée, prête à servir de bombes, mon artillerie de la destruction émotionnelle s'est effondrée.
Et l'extrême n'est plus.
Bon sang, son coup de fil, ses prières, que vais-je devenir, que vais-je faire de ce bonheur?
Rire narquois.


L a sauvé F une fois, F lui a rendu la pareille 6 ans après.

Entre L et F,un scénario s'est tissé depuis des lustres, un scénario à la Bergman.
Ingmar sait que les conséquences n'implique pas de mauvaises intentions.
Pour comprendre, que l'on peut déchiqueter, détruire, tuer, en ayant les meilleures intentions, F a mis 7, 8 ans.

Aujourd'hui, il lui arrive de rêver,de rire aux éclats. Et même, que F dort, très bien, profondément.
F sait que Blanche-neige n'aurait jamais dormi sans somnifères. Cette pensée la fait rire en la berçant. Enfonçant sa tête dans un oreiller qui n'est pas sien, elle ferme ses paupières, en toisant fièrement le stylnox abandonné.

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