Mes matinées sont accompagnées de nausées, mes mains salies par le sang d'inconnus ficelé par un doigté bleu, ma vie ressemble à celle d'un cafard hait persécuté et damné à croupir dans une chambre sans portes ni fenêtres.J'arbore les mêmes aspirations qu'un condamné en son dernier jour et j'ose encore vanter les vertus de la liberté n'en récoltant que l'infortune. J'aime me dire que je ne suis qu
e le fruit de mes illusions perdues, que je ne suis qu'un étranger, creux sans son droit le plus humain à se bâtir une vie. Mes bourreaux se délectent de leur festin nu, et moi je me livre à mon énième huis clos entre mes alcools et ma sale condition humaine, réprimandant à chaque gorgée l'insoutenable légèreté de
mon être.
Mon pays est une muse oubliée ignorée à tort.
mon être.
Mon pays est une muse oubliée ignorée à tort.
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