dimanche 28 octobre 2012
Le froid est la catalyseur de la chaleur. Il y a dans cet asservissement à rester debout au dehors sous une pluie ardente, une telle volonté de crépiter, de frémir, que le corps se retrouve dans la négation de l'état qu'il cherchait. Non, un bloc de glace ne bouillonne pas, du moins moi malgré ma nature frigide peu fréquentable, je sentais le glacial fondre. Je tressaillais tellement de cette chute imposante du thermomètre, que tout mon être s'est vu enveloppé de la vie qui l'a abandonnée durant tout cet été passé. De là où ils se retrouvent ensevelis, seuls les morts doivent craindre le froid. Et certains n'ont point besoin de sépulture ou d'arrêt cardiaque pour ne plus pouvoir plaider la vie.
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