mardi 15 octobre 2013

My idols are dead and my enemies are in power

C'est tout de même déconcertant toutes ces choses que le simple fait d'exister incombe!
Toutes ces leçons à apprendre dont il faut tirer la simple jouissance de les avoir apprises. Je suis un adulte moi, dit-on. Et ça se compte l'âge adulte, certains diront que c'est au nombre de ces dites leçons qu'on peut valoriser ou dévaloriser un homme, d'autres affirment qu'être adulte c'est une nécessité dont ils se seraient bien passés. J'ai beaucoup de sympathie pour ces derniers. La naïveté m'attendrit désormais.
J'ai toujours su que l'on "paie" pour pouvoir "être". Mais je ne pensais pas aux mêmes saloperies quand je me suis dite ça y'a deux trois piges. Je ne pensais pas qu'un jour, tout ce que l'on considère comme de simples vérités de survie, des informations qui te garantissent que ta droite est à ta droite, pouvaient se révéler erronées, un jour. Et que ta consolation devra se réduire à cette idée du sacrifice qu'illustre le passage à l'âge adulte. Oui, il faut être dépouillé de ses choses pour traverser les Styx de la vie. Mais quand j'employais ce mot, le Styx n'était qu'une figure de style, beaucoup trop stylée pour se confondre avec le réel. J'aimais bien être malheureuse avant, je me languissais de mes larmes, de mes échecs, ça m'offrait la tendre illusion d'être spéciale, d'avoir ma propre tragédie, aussi belle et poignante qu'un ravissant mythe où Electre aurait fini par épouser Oedipe et le tromper avec Hamlet. Du délire, de la pure ingratitude à ce que la vie m'avait offerte et m'avait retiré en toute équité. Je riais beaucoup trop au nez des belles choses pour avoir le droit de les garder. Justice faite. Je n'ai plus grand chose de ce que je qualifiais de tragique. Privée du droit d'avoir une vie de merde, je me suis retrouvée dans la merde la plus brute. Et même qu'il n'y a plus rien à déplorer. Les gens ne meurent plus autour de moi, on se crève plutôt à tuer ce qu'il reste de ma petite personne vaniteuse. Je ne broies plus du noir. C'est le noir qui me broie, et moi qui recolle les morceaux avec la dignité d'une asservie. Je ne veux plus qu'on me plaint. Quelle différence ça fait au fond, ma merde ou la tienne? Les comparer c'est juste de la consolation à deux sous. Une manière maladive comme l'humain en a le secret, de se dire que ça n'arrive qu'aux autres, pour le moment. C'est d'un pathétique! Ça ferait fondre en larmes les roches les plus revêches! Saletés de sarcasmes. L'âge adulte c'est quand la prose d'un Musset qui se languit de sa Sand te fait rire aux éclats. Un bon rire névrotique. Un soupçon d'ironie cynique et lucide qui te rassure les soirs où même le suicide t'apparaît comme une satire de la lâcheté. Depuis le temps, j'ai fini par comprendre que tout ce qui te reste, te sera retiré. Et que tout ce qui t'est offert comme choix est d'assumer pleinement ta nouvelle condition d'adulte consciencieux. D'en profiter au lieu de râler. Rire au lieu de pleurnicher. Et que te dire que somme toute, tu n'as que ce que tu mérites, toi le petit prétentieux dont les jeunes âges ont gavés les cieux et fait chier les dieux les plus cléments.
Et là, je vis. Pleinement. Mes merdes les plus visqueuses et mes passions les plus farfelues.
Etre adulte c'est cela. Toute cette ironie blasée qui ne te privera jamais de t'extasier encore, avec toute la dignité d'un noble qui s'est retrouvé un jour esclave. D'un roi déchu et réduit à être le plus bas de ses sujets. Mais qui sait encore jouir de toute la beauté qu'offre la vie, cette kermesse lugubre,.

samedi 7 septembre 2013

Vol au dessus d'un berceau

Je suis née au début de la saison de l'éphémère. J'ai vu mourir bien des choses et s'évanouir tant d'idylles. J'en ai tué des choses et je me suis vue mille et une fois m'écraser du haut des collines des songes. J'aurais aimé naître un autre jour. Ne rien savoir de l'odeur mortuaire des premières pluies. Ignorer les orages qui suivent les longues nuits heureuses de l'été. J'aurais souhaité être une autre que moi-même, rien qu'une fois, une autre fois par an. Mais que pourrait-on attendre de moi de plus que mon stoïcisme aussi résigné et simpliste que la chute des feuilles mortes de l'automne?

lundi 26 août 2013

Conjugaison

Mon passé est inscrit à la lame sur ma chair. Maintenant que j'y pense, ce simple détail en ma physionomie explique en tous points ma haine pour les "futuristes" en tout genre. Pour ceux qui aiment à se projeter dans le futur, en plaidant amnésie, je suis une niaise de nostalgique qui s'est enchainée toute seule à l'effroyable passé.
Le passé, une hantise.
Non mais quelle idée de se croire ainsi capable de n’être que l' "homo" de demain.
Quelle incroyable prétention de défier la souveraineté de la mémoire!
Je n'aime pas revoir les chapitres clos comme un vieux film dont la bobine est plus usée que ma petite personne. Je n'aime pas voir apparaître dans mes rêves de vieilles mains ou de tendres bouches ayant arraché la mienne. Je déteste les manifestations du sommeil éveillé, les ritournelles qui repassent dans mes oreilles, sans que tourne-disque il y ait.
Mais je m'y résous.
Je consens à laisser la nature et la vie me colporter comme le ferait un vent sauvage de janvier.
Je ne me dis pas qu'un de ces jours tout sera mort en moi et que ma vie d'antan serait parfaitement scellée dans un poussiéreux bibelot.
C'est que je ne sais pas mentir, tout simplement.
Pire encore, je n'ai jamais pu ME mentir.
Avancer est primordial. A les entendre, on croirait que cette vie est une grande marche. Sauf que je les sais boiteux, tutti quanti. Quant à moi, j'ai pris la peine de m'acheter une canne.





mercredi 7 août 2013

...Ce n'est pas de la littérature à deux sous que d'associer mots et maux.
Encore moins, d'alterner égocentrisme et belles tournures de phrases quand on se dit écrivain.
Ecrire c'est quelque part se penser moralisateur, prédicateur, prophète, annonceur ou encore fin analyste des abysses de la condition humaine.
Il ne faut jamais avoir foi en quelqu'un qui sait assortir ses phrases de jolies images qui feraient rêver les plus revêches. Ces gens, ratures de la création divine, portent en eux la damnation d'un paradoxe des plus ambigus. Ils se disent aimer l'homme pour la plupart, conditionnent même sa vie, en se tuant à créer des œuvres qui le marqueront, ainsi que son Histoire. Mais presque aucun d'eux ne saurait vous dire, sincèrement, s'il aime les gens. Aucun, ou presque aucun, ne s'avouerait élitiste. Ni même imbu de sa personne. Mais c'est dans la plume de ces êtres, au talent le plus dévastateur qui soit, qu'on retrouve tout l'égocentrisme de l'Homme. Toute sa volonté consciente ou non de vous maintenir avec ses ficelles, de se dire Dieu, créateur d'émois conscients ou mieux inconscients.
Un livre pour une vie. Celui qui aime les mots aurait, au moins une fois, cherché dans les livres une sorte de solution, un antidote à un poison fictif, un salut même éphémère. Et même celui qui refuse la littérature, par bon sens, ou juste par manque de moyens, est prédisposé de par sa condition d'humain à rechercher la félicité dans les mots. Du coran à la torah, en passant par les manifestes ou encore les journaux, chacun cherche sa vérité dans les mots auxquels il a accès. Dans un certain sens, cet impact qu'ont les mots sur l'Homme, fait de ceux qui la manient, les missionnaires de Dieu ou du diable.
Mais tout aussi bien, les châtiés des enfers.
Toute création humaine porte en elle la malédiction de son créateur. 

dimanche 14 juillet 2013

En vers, en prose, et en peu importe pourvu que l'on aime encore

Amours évanouies au gré du rude voyage temporel
Amours si vite conquises, amours si intemporelles
Combien de femmes as-tu croisé bel étalon?
Combien de femmes as-tu seulement baisé beau rêve?
A-t-on suffisamment foi?
A-t-on si peu foi?
Amours prises, amazones éprises, adonis revêches
Avez-vous décidé du sort de ces pauvres furies?
Lisez ces psaumes sur les lignes de nos paumes
Lisez sombres archanges de la pomme dérobée
Faites-nous donc rêver
Faites-nous somnoler au doux son de vos leurres
Pour qu'ainsi, seules nos amours nous seraient acquises
Pour que pour un seul instant
Tous nos tourments se résumeraient à croire en l'éternité de notre possession
Rêves aux bustes robustes
Aux armatures invincibles, aux mains si agiles, aux coeurs si fragiles
Nous ne sommes point des pécheresses
Dans un royaume où on vous fit tous rois
Nous ne logeons qu'au harem
Et nous épions à travers verrous et chaînes grinçantes
L'appel de la nature
La nôtre
L'amour.






mardi 9 juillet 2013

From Detroit, far from music industry

Cause I lost my job two weeks before Christmas
And I talked to Jesus at the sewer 
And the Pope said it was none of his God-damned business

While the rain drank champagne
My Estonian Archangel came and got me wasted 
Cause the sweetest kiss I ever got is the one I've never tasted

Oh but they'll take their bonus pay to Molly McDonald,
Neon ladies, beauty is that which obeys, is bought or borrowed

Cause my heart's become a crooked hotel full of rumours
But it's I who pays the rent for these fingered-face out-of-tuners

And I make 16 solid half hour friendships every evening
Cause your queen of hearts who is half a stone 
And likes to laugh alone is always threatening you with leaving 

Oh but they play those token games on Willy Thompson
And give a medal to replace the son of Mrs. Annie Johnson

Cause they told me everybody's got to pay their dues 
And I explained that I had overpaid them 
So overdued I went to the company store
and the clerk there said that they had just been invaded

So I set sail in a teardrop and escaped beneath the doorsill
Cause the smell of her perfume echoes in my head still

Cause I see my people trying to drown the sun 
In weekends of whiskey sours
Cause how many times can you wake up in this comic book and plant flowers?



lundi 24 juin 2013

Capitulations


Cinq nouvelles autour de la vie de la mort et de tout ce qui arrive entre ces deux caprices de Chronos.



Du néant nait la vie. Du désespoir nait la résistance. Je suis contre le port d’armes. Je préfère le douillet des métaphores quand il me faut me rassurer. Parce qu’une métaphore est ce qui fait de mes mots innés  le seul talisman qui sait s’y faire avec les railleries du sort.
J’ai passé ma vie sur des divans de psychanalystes en mal du sein de maman, j’y ai passé suffisamment de temps pour abhorrer le « je » et tous les stupides détournements de mon Narcisse. Je voue donc ce livre à des vies qui auraient pu être miennes mais que, humblement, je ne ferais que narrer, dans toute la justesse et la véracité qui leur est dus.
L’écriture aura encore une fois été l’ultime rempart contre la folie de ce monde.













Le bonhomme à l’oscilloscope

Il est dix heures. Je devrais être partie. Je devrais être morte. J’ai rangé le couteau trop vite hier. J’ai encore une fois laissé la vie me rire au nez. Je n’aborde pas le suicide comme Camus. A l’idée de la mort, ce monsieur n’est qu’un étranger. Le suicide n’est pas une thématique de plus sur une étagère « sciences humaines ».
Mon existence n’est pas absurde. Elle est tout juste insurmontable, incommode, ingrate.
Au-delà de mes élucubrations morbides de ce matin, ma journée est aussi impassible que l’incertitude de mon futur. Ma vie m’attend, mon boulet s’impatiente d’être trainé.
Je m’appelle A, j’ai seize ans, et je suis une violée de plus.
Je m’apprête à entrer en scène. J’enroule l’amertume autour de mon cou, je me couvre de lassitude, j’étouffe mes larmes entre deux bouffées de cigarette volées à celui qui me pense simple ado rêveuse et impossible : mon père. La foule m’attend. La foule applaudit. Le monde se languit de me voir jouer mon rôle pour la seizième année consécutive.

Scène 1 : L’overdose :
Je suis étendue. Je ne me sens plus. Serais-je morte ? L’affolement au loin se joint au mien. Je suis bel et bien en vie. Je pressens déjà le tube aspirer mon âme à la recherche des sédatifs de trop, oubliant ce qui a vraiment été de trop. Ils appellent ça lavage gastrique. La médecine est vaniteuse, elle se pense porteuse d’une mission sur ordre divin, ses gens disent nous offrir de bon cœur le salut ultime. Quelle idée sinon d’appeler cette aspiration  macabre « lavage » ! De quoi me lave-t-on ? De la perfidie humaine que je porte en moi, de mes ratures inscrites avec un rasoir sur une peau injustement éventrée ? De ma vieillesse déguisée en tendre physionomie infantile ? Ma mère crie, somme le ciel de me sauver, damne ses sédatifs qu’elle aurait du être plus brillante à cacher. J’aurais aimé ne pas avoir la bouche crispée. Lui dire que le fameux tunnel  je ne le vois pas. Que je la sens, elle et l’enfer de la vie qui m’ordonne de rejoindre les rangs.
L’hôpital où j’atterris cette fois est moins accablant que les précédents. La compassion non désintéressée de celui qui a édifié cet établissement est presque touchante. Je demanderais presque à le voir pour le remercier de ne pas avoir posé de barreaux aux fenêtres. J’ai toujours détesté être prise pour un singe en cavale.
La vue du balcon est prenante, presque superbe, si elle n’eut pas été réelle. J’entends déjà le prochain psy me dire que je me dois d’admettre mon attachement extraordinaire à la vie. Cet attachement qui vient de m’enlever des bras tendus de la mort pour la huitième fois.
Je reçois la visite de gens que je me pense insolente de ne pas reconnaitre. J’en ai trop pris cette fois de ce pilulier bleu. J’entrevois les traits de mon frère. Puis je me dis qu’au fond ça pourrait tout aussi bien être l’infirmier. La douleur abrupte d’une piqure me permet de trancher.
Je sors le troisième jour. Titubante, livide, je profite de l’inattention de ma mère pour fumer. Quand on survit à la mort, on devient insolent. Comme si tout nous était soudainement permis. Ma génitrice pourrait sentir le gout acre du tabac dans ma bouche, mais comment punir quelqu’un qui s’inflige aisément le plus abjecte des châtiments : s’ôter la vie.
Elle me regarde venir à elle, je monte, elle démarre. Et la vie reprend. Comme si je m’eus simplement brisé une vertèbre.

Scène 2 : La mort de l’enfant.

Il faut toujours un méchant à toute histoire. A toute histoire entrainante. La mienne a cru bon m’entraîner dans un piètre scénario d’un film de seconde zone.
Il disait : « Si jeune, si frêle et déjà si pute. »
Je disais rien.  
Il mâchouillait ma bouche dans la sienne, le sang coagulait presque tant l’acte durait.
Je suis dans ma chambre. Je maquille cette même bouche qui ne garde que les cicatrices invisibles.  Le rouge à lèvres crie lui aussi « si pute ». Mon visage me rappelle quelqu’un mais je ne saurais dire avec exactitude si je l’ai connu ou si mon intarissable imagination me leurre. Je ne me rappelle plus de moi. Qui que j’eusse été, je suis devenue une « si pute ». Un vagin, un utérus, des lèvres, des ovules. Un organisme fécond fortuitement infécond lors du viol.
J’arrange mes cheveux en tresse. Je m’écœure en écolière pucelle et bienséante. Je m’écœure parce que le puéril ne me sied plus.
Il y a de ça d’arrangeant à être pénétrée sans consentement à l’arrière cour d’un immeuble ; on ne souhaite plus grandir tant on vieillit.
Pourquoi moi ? Pourquoi pas cette vielle pie de B qui s’acharne à faire de mon parcours scolaire un hymne à l’humiliation ? Ai-je été mentionnée quelque part aux cieux sur une liste des filles à violer ? A détruire ?
Mon existence n’est pas absurde. Elle est tout juste insurmontable, incommode, ingrate.
Un gentil garçon du lycée m’a invité à un concert samedi. Si ça se trouve, je lui plais. Si ça se trouve, je l’aimerais. Si ça se trouve, il aura lui aussi envie d’essayer mon trou, d’explorer ces orifices que les gens de son sexe aiment à mystifier. Si ça se trouve, de ces yeux geignant l’excitation, de son membre criant famine, il me dira lui aussi quelle pute je fais sous le matraquage de son pus blanc.
Je n’ai pas seize ans. Je ne m’appelle pas A.
Je n’ai plus d’âge. Je ne suis personne.

Scène 3 : A. ou comment supporter la mort d’un enfant
Il arrive dans la vie de tout être de se souhaiter Dieu, pour gouverner, pour créer, pour tuer. Moi, j’aurais simplement souhaité lui rendre sa vie. La réanimer. Une enfant pareille, on ne peut pas le regarder sans se prendre pour un titan et vouloir voler à son secours. Au risque de se retrouver aux prises avec sa propre impuissance.
On ne comprend jamais véritablement le sens d’une existence, ce à quoi nos vies sont vouées. Certaines semblent impartiales dans leur épopée vers l’insensé. Pourquoi elle ? Pourquoi pas moi ?
Et par delà tout qu’est-il arrivé pour nos vies à toutes deux soient marquées à jamais dans la case malheur et non dans celle de la quiétude prospère ?
Je déteste la voir sur ce banc. Je déteste me savoir actrice de son internement, tout autant que je me déteste de ne rien savoir sur elle.
Au fond qu’a une mère de plus qu’un excès d’amour et une vie à vouer à l’enfant ? Et quelle valeur a  ma vie, si elle ne peut repêcher son être englouti dans les abysses de sa psyché ?
Je la revois, elle et son regard hagard que je poursuis désespérément. Je déchiffre, décrypte, en vain. Cinq longues années sont passées depuis cette tentative en trop. Et les hiéroglyphes me semblent aujourd’hui un langage des plus trivial.
Il eut un soir, je me suis réveillée en sueur et en sursaut. Je l’imaginais aux prises avec un homme. La quarantaine, la clavicule, j’ai regardé ce monstre violer mon enfant, j’y ai assisté, inerte, incapable de la sauver, de me sauver de l’horreur. La lueur du soleil levant me parut salvatrice ce matin là, je courus vers l’hôpital. J’avais besoin de m’assurer qu’elle était saine sauve, peu importe si elle avait ma logique ou celle de l’univers où elle s’était réfugiée.
Mon mari pense qu’il faudrait bientôt en interner une autre de la famille. Une fois, l’envie me prit de lui dire que je ne me sentais pas aussi courageuse que ma fille et que les lits de l’asile attendront longtemps avant de me voir plaquer  sans regret la réalité de ce monde.

Scène 4 : Moi et le petit bonhomme de l’oscilloscope
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ENIEME ACTE DE CREATION AVORTE