La cadence de la vie est insurmontable pour les êtres meurtris.La rythmique de leur psyché faillible subordonné aux notes violentes du requiem originel donne un grand brouhaha...INTENABLE.
Maman,Papa,et pis le mari et les gamins. La vie est peut être un long fleuve tranquille. Mais le Styx est aussi un fleuve.
Quand on est fragilisé,le moindre mal est exagéré. Et il devient dès lors plus que communicatif. Un mal communicatif est un mal qui chasse tout et tout le monde. Alors on en est réduit, à la flagellation d'une solitude qu'on dit méritée. Alors que ceux qui créent le mal au lieu de le subir sont dans toute l'impunité et la désinvolture.
L'avanie est presque voulue,on se dit indigne de vivre alors qu'on est dans l'amour virulent de la vie,de chacune de ses parcelles negligeables pour autrui. Etre là sans être véritablement là n'annule pas la conscience de chaque chose. Et quand on est conscient,on n'en peut qu'être malheureux.
Voici mon drame,mon savoir hyperbolique de la vie. Mon potentiel exacerbé à l'analyser et à être dans le vrai preque à chaque fois.
Ce n'est pas une vantardise,ceci est de loin le plus affligeant des fardeaux à porter . La tristesse d'un ouvrier prenant le même métro que moi le matin est un agglomération de mal qui m'est automatiquement lancée en plein coeur. Au début,je me pensais avoir assez de tripes pour utiliser ces énergies à bon escient. Le drame est que face à l'inconnu l'impuissance est la cime du mal être de toute personne se disant empathique.
Alors,naissent ainsi,mélancolie,conflit et une insoutenable culpabilité.Pour un rien,et surtout pour un tout.
Et la culpabilité est un rongeur avide. La plupart du temps assoifé de bonnes intentions. C'est ainsi qu'elle se nourrit cette mégère. Des bonnes intentions. Et quand la satiété est là,elle s'en va laissant une charogne puante,qu'est la douleur de son impétueux chatiment.
Les êtres de ce genre,de mon genre, ne savent jamais le pourquoi de leur venue au monde. Et ils s'en trouvent démunis. L'absurde mêlé à la douleur donne assez de légitimité pour au moins pouvoir choisir le comment de son départ de ce monde.
Le monde est une grande gare. Et les trains sont divisés entre plusieurs classes, avec différentes destinations.Des destinations inconnues.Ceux qui me sidère c'est les passagers de la 1 ère classe. Ils ont l'air tellement dans le confort qu'il m'est inconcevable de penser que quelqu'un ne leur aurait pas chuchoté la destination,clandestinement.
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