samedi 27 octobre 2012

Pensées éparpillées sur un cadran

J'ai épuisé tous les pronoms,j'ai fini par ne plus m'inventer de surnom,préférant ne garder que mon nom.
Mais le fait est que les mots ne s'épuisent jamais.A croire que le langage est une suite infinie,qu'une lettre mal placée ou juste déplacée est un acte de création en soi.
Les lettres se régénèrent éternellement,rien d'extraordinaire là dedans,je sais juste que ceux que Dieu a doté de la parole ne sont jamais tus,et ce,depuis des siècles durant.
Qu'est ce que mon identité a y faire? Et puis,dans le cas où un nom est une parcelle de l'identité d'un individu,que fait cette parcelle dans ce large infini des lettres.
Si l'on vire l'abstrait,mon identité s'est mélangé étroitement avec les mots,le mal s'est fait,mais une convalescence s'en est suivie,une puissance s'est acquise,et un anonyme désirant garder l'anonymat a bien fait la part entre cette puissance et le pouvoir que peuvent conférer les mots.

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