jeudi 23 août 2012
Tunis, c'est fini.
Je crois que je me fais beaucoup trop d'illusions. Enfin trop dans le sens où on pourrait pas vivre avec autant de mirages. C'est bien beau les oasis et même les chameaux si on veut, mais c'est déléctable quand le sahara ne renvoit qu'à une carte postale achetée à un morveux s'étant cru capable de nous entuber avec son euro de plus. Parce qu'en fait, le pays des mirages j'y suis née. Et la canicule ça n'impressione plus mes pigments.
Tunis est classée ville des moins habitables. On m'en dira tant. Faut me voir dans ce salon bourge pourri à faire l'acrobate avec mon couteau de boucher. Attendant pieusement un brigand égaré qui s'aventurerait à voler une maison où rien ne mérite le vol. Enfin à mon sens. Depuis cette altercation avec un méchant voleur gamine, j'ai imaginé les scénarios les plus improbables au cas où la vie serait une partie de chasse au zimbabwe. Depuis peu on n'en est plus loin avec mes gens. Le zoo de la capitale s'est fait des extensions et on se retrouve avec des singes au gouvernement. Non que j'eusse envie de parler politique quand ma muse semble vivre une énième ménopause, mais il m'est préférable de faire le paon que le porc dans ce grand cirque où la vie m'a décidemment logée. Bref, un brigand c'est un peu la hyène en ce moment. Y'en a beaucoup. Et y'a suffisamment de cadavres pour qu'elles s'en donnent à coeur joie. Ce soir, la ville a encore le timbre des années où je pensais que Dieu était un sage érudit qu'il fallait satisfaire avec de bonnes actions. Ma conscience me tourmente insidieusement et je serre dans ma main le couteau emprunté à la cuisine de ma mère.Société phallocrate exige, la cuisine est l'héritage de ma mère et non le mien, j'ai eu le malheur de m’être un peu trop coupée les cheveux suite à un égarement sentimental. Bref, pour continuer ma grande marche vers le fantasque ridicule,le contact de ma peau avec l'arme aiguisée s'intensifie avec la vision burelesque d'un délabré grand et horriblement accoutré par la vie qui me sauterait au cou pour me tuer après avoir jouit en moi. Mes délires s'achèvent avec une hausse soudaine de température (extérieure). Cela me ramène avec violence à la réalité que je m'efforce de fuire depuis peu à coup de blagues dégueulasses d'humour sournois et de délires un peu trop bien élaborés pour etre dissociés de la névrose. Cette ville me bouffe. D'antan, j'aurais dit "vie" au lieu de "ville". Mais depuis beaucoup de choses ont changé. J'ai été destitué de l'attribut enfant. Et relégué affreusement au rang de femme enfant. Je me laisse assez souvent apprivoisée par tout ce qui m'entoure mais je n'y peux rien. Au zoo, je n'ai de place que chez les sauvages carnivores avides de chaire et bannis du champs des visiteurs. Les gens ont décemment abandonnés la tâche d'être des hommes et des femmes depuis un moment. Je vois vingt trois longues années me rire au nez, me toiser hautainement comme si j'eusse rater ma vie. Je vois la vie s'esclaffer de mes ratures parce que j'ai eu le malheur d'habiter une ville, une certaine ville bien particulière et pas une autre. Une ville qui s'est faite parrain d'une digne lignée de malfrats plus acharnés les uns que les autres à faire d'elle une Babylone sataniste. De la prospérité dans le drame, de l'engouement à faire souffrir à voir pleurer geindre et mourir. De la volonté à détruire et à brûler. L'odeur nauséabonde qui se dégage désormais de ses rues n'est pas un problème écologique. Les poubelles ne sont que le déversement d'un flot fécal d'humains hirsutes qui peinent à retenir leur diarrhées.
Allez dire ça à celui qui du fond de son verre de vin cher payé vous dit qu'il faut croire en ses frères. J'ai toujours eu l'idée drôle qu'écrire est mensonge et que je serai un jour châtiée pour les pavés que j'ai bredouillé durant toutes ces années. Puis j'ai connu la politique et je me suis pensée vaniteuse de m'être crue capable de mentir autant. L'équation est simple, si dans cette vie je me retrouve à me coltiner une vieille machine à écrire dite vintage, un blog aussi délabré qu'une maison de la médina et des bloc notes achetés avec peine à 6 dinars c'est qu'avec un peu de chance, l'au delà ce sera pas pourri.
Note: Tout ceci est de l'ordre du 7456789843 degré, merci d'en tenir compte.
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Tu sais quand est-ce que j'ai la preuve que j'ai aimé un texte? C'est quand ça baigne de dégoût mais que j'arrive quand même à sourire à la fin. Comme maintenant.
RépondreSupprimerSinon Nabe a dit "Je fais tout au second degré pour l'écrire au premier."
Naarfek tefhemni.
:)
Nath ou comment perdurer l'espoir en les hommes. twa7acht kach5tik !
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